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25.03.2026 : 5 questions à Vincent Schmidt, guitariste fingerstyle et professeur de trombone.

April 15, 2026 by
25.03.2026 : 5 questions à Vincent Schmidt, guitariste fingerstyle et professeur de trombone.
SERVETTE-MUSIC SA, VPI


> Bonjour Vincent, comment t’es-tu mis à la guitare ? Quel est ton parcours ?


Je me suis mis à la guitare à 8 ans. Après des débuts en école de musique, j’ai poursuivi un parcours académique jusqu’à obtenir un Master en pédagogie jazz à l’HEMU. Ma première guitare était une classique d’étude, très simple, qui m’a appris l’essentiel : le son vient des doigts. Après un passage par l’électrique, j’ai découvert le fingerstyle à 15 ans sur YouTube, et je suis revenu pleinement à l’acoustique!

J’ai sorti trois albums solo, le premier à 18 ans, ainsi qu’un album en duo en 2025 avec un pianiste de jazz rencontré à l’HEMU. Nous avons été lauréats du tremplin JazzContreBand cette année là.

Un nouvel album en solo, plus orienté guitare/voix, est actuellement en préparation. Aussi, j’ai joué plus de 250 concerts en Suisse et à l’étranger, et je développe aujourd’hui mon univers entre fingerstyle, projets collaboratifs et chant.


Comment es-tu arrivé au fingerstyle ?


À 15 ans sur Youtube, la découverte de Jon Gomm, Chris Woods et Tommy Emmanuel a été un véritable déclic. J’ai compris que la guitare pouvait devenir un orchestre à elle seule.

Je me suis formé en grande partie de manière autodidacte, en cherchant mon propre son et en apprenant les morceaux des autres. Très vite, j’ai senti que le fingerstyle demandait une guitare folk adaptée — ma première était une Crafter.

Quelques années plus tard, j’ai eu la chance d’ouvrir pour Jon Gomm et d’enregistrer un EP avec Chris Woods, des rencontres marquantes dans mon parcours! Un vrai plaisir de jouer avec ses mentors



Que recherches-tu dans une guitare fingerstyle ?


Pour moi, une guitare fingerstyle doit être pensée pour la scène :

  • Un système de son fiable et précis, incluant un micro pour les percussions
  • Une grande clarté dans les basses et les aigus
  • Un confort optimal avec une action faible
  • Un équilibre et une projection naturelle
  • Et bien sûr, une esthétique qui inspire!

C’est dans cet esprit qu’est né mon modèle signature Dowina, “The Climber” : bois suisse, grande résonance, petit corps, équilibre idéal pour le jeu percussif — avec quelques spécificités que je présenterai durant le concert/masterclass.



Quelle est ton actualité musicale ?


Je développe actuellement mon projet solo fingerstyle, j’ai été lauréat du prix Cully Jazz Festival en 2025. Et je vais produire mon prochain album qui ne sera plus que en solo, je me produirais avec un trio (contrebasse, batterie) et moi a la guitare et au chant.

J'ai aussi uUn duo guitare/piano avec Natan Niddam, lauréat du tremplin JazzContreBand en 2025.

Je tourne régulièrement en Suisse et cette année en France, je collabore avec Dowina autour de mon modèle signature, et j’organise les Jam Jazz aux Jumeaux Jazz Club tout en intervenant comme sideman sur différents projets.


Comment composes-tu ?


La composition commence toujours seul, souvent à partir d’une idée rythmique, d’une basse, d’une texture ou d’une émotion.

Je laisse beaucoup de place à l’improvisation, j’enregistre, puis je structure avec recul. En groupe, j’aime ouvrir l’espace pour enrichir les arrangements, mais l’essence du morceau naît généralement dans un moment intime, guitare en main.

Je cherche avant tout à raconter quelque chose à travers des mélodies fortes — avec ou sans paroles.